Live Reports

 Les Feux de l’Été 2014 (04&05/07/14)

Les Feux de lete 2014Cette année le Crew Locos a voté à la majorité ! L’escapade Rock’n’Roll de l’été ça s’passera en Vendée ! En effet ces dernières années nous avons assez bourlingué et nos déplacements sont devenus maitenant ciblés ! Nous avons vu sur scène, et à de nombreuses reprises, pratiquement l’ensemble des artistes qui nous passionnent et maintenant nous privilégions le côté humain des festivals et de leurs organisations !

C’était avec impatience que nous attendions de revoir la Famille prouantaise, ces passionnés qui aspirent au bonheur Rock’n’Roll dans le pré, car aux Feux de l’Été il est question de passion, des gens qui font parti du même monde que nous !

Ces derniers temps j’ai beaucoup de mal à reprendre la plume alors que nous avons eu la chance d’assister à d’excellentes prestas, comme celles des Toy Dolls et des Sheriff au Bataclan et surtout celle de Détroit à La Cigale, qui pour nous, est assurément la meilleure de l’année !

Fatigué le Raul ? Il est vrai que je commence à saturer, la charge conséquente de travail lors de nos dernières orgas, ma formation (management culture), le travail en déplacement, tout cela accumulé n’y est sans doute pas étranger ..
Une semaine après avoir accueilli Parabellum & Talco chez notre famille de la Peña Festayre (concert & fiesta mémorable) et achevé tous nos projets de la première partie de 2014, cette 22ème édition des Feux de l’Été est une véritable échappatoire, un week end “off” !!!

Direction Saint Prouant pour festoyer avec ces gens qui représentent à mes yeux tout ce que j’aurais aimé voir à Paname : la solidarité, le dynamisme, le partage, des gens passionnés avec un coeur énorme, et cerise sur le gateau, qui vont nous gratifier d’une des meilleures proga estivale hexagonale, pour nous à coup sûr, la meilleure !!!

Sur le coup de 10h, nous prenons la route après une nuit blanche, la veille nous étions avec la famille Pungle Lions et nous sommes restés raisonnables after the show, par contre la grosse chaleur a régné toute la nuit sur Paname, impossible de fermer l’oeil dans cette jungle de béton ..

vendéeNous débarquons chez Jeanne-Marie & Janick vers 15h, le ciel est toujours bleu alors que du côté de météo France, on annonce des averses, voire pire pour ce weekend festivalier champêtre. Le temps pour cette 22ème edition n’est pas la seule inconnue, à 18h y’a le “foutchball” du côté de Rio, les Bleus vont rencontrer la terrible Nationalmannschaft en quart de finale du mondial brésilien …

Les festivaliers vont-ils zapper les premiers groupes qui vont se produire et squatter les postes télé ? Pour nous qui sommes fana du ballon rond, la question ne se pose même pas, on est venu à un festival de musiques actuelles, c’est tout naturellement que nous zappons les 22 millionnaires qui courent après le ballon !

Vers 17h30 nous nous rendons au parc de la Bourroche sur les lieux des festivités, les bénévoles sont au taquet, comme je vous l’ai dit l’an passé :”Les Feux de l’Été reste un festival avec son côté humain, tout le monde participe à la réalisation de cette fête de la musique, plusieurs générations du bourg s’activent et leur dynamisme, sourire et gentillesse sont contagieux, tout cela n’est pas étranger au succès de ce festival, une réussite largement méritée, cela me laisse rêveur, on est à des années lumières à Paname … «

On va saluer la jeunesse vendéenne à la buvette, on a le privilège d’être les premiers “clients” , on lève deux, trois pintes à l’amitié, le public commence à arriver, beaucoup d’entre eux portent des tshirt floqués des logos des Dropkick Murphys et certains sont en kilt. Sur scène les Choletais de La Jambe de Frida, un band de Rock cuivré qui nous livre une prestation énergique et de qualité.

S’en suit Justin(e), un groupe que je voulais enfin découvrir sur scène, cependant l’heure est aux salutations et aux retrouvailles, et ici, c’est une affaire de famille nombreuse ! Ce n’est pas l’ami Gaetan qui va me contredire 😉 Oui les Feux c’est une grande famille et tellement attachante, on est bien comme à la maison avec cette impression de les avoir toujours cotoyés, d’en faire partie .. parfois t’oublis que t’es à un festival et que t’es venu à une réunion, à une fête familiale pour célébrer et revoir les tiens !

On est content de revoir Jeanne-Marie, la famille Sudaka qui s’apprête à aller effectuer le sound check , Didier Wampas tranquilou comme à son habitude, et l’ami Kalchat une semaine après la fiesta à la Peña, un tourneur comme on les aime, présent sur le terrain et avec sa bonne humeur !

20h, l’aventure brésilienne est terminée pour les Bleus et les gens affluent en masse sur le site du festival, dans quelques minutes ça va envoyer du lourd avec les Boys de Boston, d’ailleurs par le plus grand des hasards, je croise Ken (Casey) qui s’est isolé avant le show, il se porte comme un bébé ☺

dropkickComme à l’accoutumée, c’est sur une intro magnifique de Sinead O’Connor que les Dropkick se font désirer, on sent la pression monter, le peuple clame “Let’s Go Murphys!”, les drapeaux s’agitent, celui d’la Bzh dans les premiers rangs, la tension est palpable, on s’attend tous à voir les boys débouler, planter leur étandard en terre prouantaise et nous livrer un grand moment de Rock’n’Roll !

20h40, “The Boys Are Back” ! Une entrée en la matière parfaite et sans temps morts, on est directement dans le vif du sujet pour le plus grand bonheur des festivaliers ! Al (Barr) tel un puncheur sur un ring et accompagné par une cornemuse ultra efficace, délivre une high energy instantanée qui dynamise la foule illico!
Le rageur “Citizen C.I.A” qui suit, confirme ce début de set explosif à souhait et sans répit, idéal pour entamer les hostilités, on exulte ! Le pit à belle allure, une excellente ambiance au devant de la scène, pas de gros bourrins aux cranes rasés comme on peut en croiser souvent aux concerts du band dans la capitale …
Sur scène ça envoie sévère, une vraie « machine de guerre » qui tourne a plein régime, du drunk’n’roll comme on l’appécie au crew Locos avec des chansons à boire d’une force transcendante, le traditionnel cover « The Wild Rover » repris en cœur par une assistance de passionnés.
Lorsque raisonne le banjo de « Johnny , I Hardly Knew Ya » l’ambiance du mosh est à son paroxisme, les pintes sont levées, ça chante, ça braille, on apprécie ce grand moment d’unité à sa juste valeur.
Comme dirait l’ami Massilia (Locos) : « Les Dropkick ont, comme un bon whisky, pris encore en qualité et en saveur au fil du temps et méritent une notoriété pleinement justifiée »
Oui, le groupe de Street Punk made in Boston est arrivé à maturité depuis 3, 4 ans, ils sont admirés aux quatre coins du globe et ils sont devenus la référence mondiale du Punk Celtique, merci aux Feux d’avoir réussi à les programmer, que du bonheur !!!
C’est au tour du magnifique « Rose Tattoo » , puis du « tube » qui a contribué à leur renommée « I’m Sipping Up To Boston » … les boys nous ont délivré une dose de high energy qui n’a pas de prix, une presta impeccable, le public a été conquis dès la première seconde du set et cela tout au long.
Les « Let’s Go Murphys ! » retentissent à nouveau, un renard de Vendée empaillé et porté tel un étendard dans le pit finit comme offrande pour Ken, on est bien à un festival et quel festival !

Un p’tit crachin s’installe, je m’en vais chercher à la voiture un sweat et je recroise à nouveau le Ken qui déambule fièrement avec son renard posé sur l’épaule tel un soldat avec son fusil ☺

chefeux22h00, c’est au tour des Che de se produire sur la seconde scène, on emboite le pas derrière un public nombreux qui file voir cette bombe de Barcelone. On a souhaité la présence des Che Sudaka et Dubioza Kolektiv pour cette édition, les Feux ont exaucé nos voeux , en harmonie Los Locos !

Une très bonne presta et un public très réceptif, ça fait plaisir de voir ça lorsqu’on sait toutes les galères qu’on rencontre à Paname, qui n’est pas très ouvert aux découvertes …
Le nouveau set est bien rodé maintenant, et la foule exulte sous les assauts hypra festifs de ce groupe qui se donne à fond et le public l’a très bien compris !

Un jeune voulant slamé nous fait une frayeur, une galipette dans le vide qui alertera de suite les secours, le lendemain nous nous sommes renseignés auprès de ces derniers et apparemment plus de peur que de mal, les jeunes vendéens c’est du solide !
Je tiens à saluer la sécu de ce festival, j’ai rarement vu ça mais ici les gars filent un coup de mains aux jeunes, les « assistent » pour qu’ils puissent effectuer des « crowd surfing » (slam) « sécurisés » et éviter une multitude de « body surfeurs« qui se ramassent .. big up les gars !!!

DidierLes Wampas, la grande classe ! Une copie parfaite, voire plus … je ne vais pas vous relater le set que vous connaissez sans doute par coeur, mais quel joie le Rock’n’Roll, quel joie de revoir les Wampas, Karine est aux anges, Didier est le roi et son groupe incontestablement la meilleure presta de cette première soirée des Feux ! … Du moins la plus Locos ☺ 😉

C’est l’heure de se réhydrater et de lever à nouveau le verre de l’amitié, en l’occurance avec l’ami Bernard, certainement le ou l’un des gars les plus connus de Vendée 😉 On papote, les souvenirs, les anecdotes, Anne Claire la Ch’Ti Loca est dans la place ! Du coup, on zappe Celkilt, un son qui semble pourtant très plaisant et festif !
Un groupe masqué d’un maquillage orange et présent durant tout le festival retient notre attention, il se nomme « Ni Vu Ni Connu » et vient de Tarbes, d’la Musette Rock’n’Roll , d’la Java à la santé des copains comme on l’aime ! Un groupe qu’on verrait bien dans nos bistrots parigots préférés et qui serait parfait pour partager la scène avec les amis B.Roy, Madjid et Ritier !

Danceflloor Disaster vient clôturer cette première soirée festive, une grande découverte pour nous que ce groupe, qui déboite un max !!! Un band nantais reprenant les tubes des dancefloors à la sauce métal, je dois dire que c’est extrêmement efficace, l’alchimie est instantanée, ça envoie grave pour le plus grand bonheur des festivaliers qui exultent à cette heure tardive. On retrouve notamment au sein du band, Martin l’ex chanteur de Kiemsa, chaussé de baskets argentées et « ailées » ! et qui s’en donne à cœur joie au sein de ce colletif ! À découvrir d’urgence !!!

Vers 3h nous décidons de regagner notre chambre d’hôte pour nous reposer après cette première journée riche en émotion, vivement demain !!!

St Prouant2

Réveil sur le coup de 11h, on a dormi comme des bébés, faut dire que le silence champêtre des environs est un plaisir qui s’apprécie à sa juste valeur, autant que les excellents matelas de Jeanne-Marie !
Cette dernière nous gratifie comme à son accoutumée d’un petit déjeuner royal, puis c’est l’heure de faire un peu de tourisme. Oui mais du tourisme à pince et à deux pas, je me dis que mon acolyte Abder dont c’est la première à St Prouant ne peut repartir d’ici sans connaître le rendez-vous incontournable des festivaliers et des prouantais qui souhaitent lever le verre de l’amitié, chez Jean-Mi !

Jean-MIJean-Mi, qui d’après plusieurs sources, est le premier débiteur national de jaune, légende locale ou vérité ? premier, deuxième ou troisième débiteur national de breuvage anisé, qu’importe, une chose est sûre, le Jean-Mi il sait servir le jaune et on est bien à sa casa Loca !!!
L’apéro s’avère toujours dangereux chez Jean-Mi et l’ambiance unique, on a toujours du mal à prendre congé ! Un déjeuner pique-nique serait le bienvenu mais cette jeunesse vendéenne est forte sympathique, et en route, elle nous invite à goûter le jaune à l’Aquatik, et il faut le dire, on ne se fait pas prier !
Tels de joyeux lurons, nous décidons de casser la croûte sur le coup de ..18h.., non en pique-niquant comme prévu au parc de la Bourroche, mais avec le temps un tantinet humide, sur la terrasse de Jeanne-Marie … au programme : poulet, cochon de lait et salades variées, et .. un p’tit jaune of course !
Du côté du parc, Les Kangourous ont commencé à jouer, mais nous constatons que Jean-Mi et la jeunesse vendéenne nous ont « un peu » flingués, une petite sieste réparatrice à 19h s’impose !:)

la rueketanou20h20, retour aux festivités et à la recherche d’un Perrier, mais les amis nous attendent, déjà, c’est l’heure de trinquer !
On a loupé la presta de Thomas Fersen et on se dirige vers la seconde scène profiter un peu du très bon set de La Rue Ketanou, un trio emblématique de la scène hexagonale qu’on ne présente plus. Un rendu de set parfait et plusieurs générations dans le public, on peut notamment y distinguer de jeunes enfants accompagnant leurs parents et reprenant en coeur avec eux les classiques du groupe.

sheriff2Un grand tour des lieux et nous réalisons que les gens se sont déplacés en masse pour l’événement du soir, et attendent avec impatience le retour des Sheriff, le groupe mythique Montpelliérain, l’un des fers de lance du mouvement Rock Alternatif français !
Vingt ans après, le band est de retour en terre prouantaise, comme ils le disent eux mêmes (le band), ils remontent en selle pour une poignée de concerts, sept sorties hexagonales plus exactement et celle des Feux pour mettre le feu au grand Ouest !
C’est la troisième fois que le groupe va s’y produire après 91 & 94, autant dire que ce groupe fait parti de l’histoire du fest et qu’il y est très attendu, on sent que quelque chose de très grand va se dérouler dans les minutes qui vont suivre et le pré ressemble fortement à un volcan en irruption instantané !

SheriffNous les avons vus fin Mai au Bataclan et ressenti un plaisir immensurable de les revoir à nouveau sur scène, et être entouré de certaines pommes dans le public qu’on croisaient frequemment aux concerts un quart de siècle plus tôt

Ce soir, ils sont revenus et nous ont livrés un set d’une grande intensité, bien meilleur que celui du Bataclan qui était déjà formidable, oui, ce soir les Sheriff ont mis tout le monde d’accord, une seule chose me traverse l’esprit : « vive les Sheriff, vive les Feux de l’Été !!! »
Je ne vais pas relater leur set car c’est un instant qui se vit et je vous invite à aller les voir, ils remonteront en selle encore 3 fois cet été …

dubiozafeuxLe mauvais temps annoncé, on a l’impression qu’on va y avoir droit ce soir et que ça va tomber bien plus que le crachin de la veille .. on se presse à l’autre scène car c’est au tour d’un des bands préférés du crew Locos de distribuer au public un maximum de good vibes !

Dubioza Kolektiv, le groupe le plus frais du moment à notre avis, et celui dont vous n’avez pas fini d’entendre parler !!! Notre grand coup de cœur ces trois dernières années, qui au vu de leurs prestations explosives à souhait, de leur talent et potentiel remarquable, sont assurément l’un des meilleurs band de la scène internationale actuelle !!!

dubioza 2A l’identique de leurs dernières apparitions sur les scènes hexagonales, leur set démarre à fond la caisse, ça part dans tous les sens et ça s’enchaîne sévère ! Le public a compris d’entrée que ça va être fiesta maximale, ça jump, ça slam et parfois même sur des planches (surf)! Leur set festif est un modèle du genre, d’une rare efficacité, la symbiose avec le public est instantanée, les sourires sont présents sur tous les visages et ce n’est pas ces quelques goutes qui s’intensifient qui vont venir gâcher la fête !
Vous l’aurez compris, avec les Dubioza il est question de fête, et leur set où viennent s’enchaîner différents styles, un pur concentré de good vibes ! On s’éclate comme des fous dans le pit et on y ressort euphorique !!!

Merci au groupe Bosniaque fort talentueux et sympathique pour cette presta de puta madre !!! Et c’est le cas de le dire, en revenant vers la grande scène et pendant que ça tombe sévère, nous avons croisé une multitude de gens qui exprimaient leur joie, qui se renseignaient sur le nom exact du groupe et son origine et qui affirmaient que c’était ÉNORME !!!

La pluie s’intensifie et c’est au tour de Niko et de son band Tagada Jones de sortir les grosses guitares et délivrer du son qui déboite un max pour entretenir la température qui est montée de plusieurs degrés cette seconde soirée des Feux et ce malgré des averses qui redoublent d’intensité …

Le band de Rennes qui fête cette année ses vingt ans, livre une presta nickel comme à son accoutumée, une presta, il est vrai, qu’on a vu qu’à moitié vu ce qui tombait, big up à eux pour avoir continué à jouer dans ces conditions, un vrai band au top !
Pas de vidéos de ce set malheureusement car mon appareil photo numérique ne répondait plus, il n’a pas dû apprécier les gouttes ou la batterie, l’humidité …
C’est avec frustration que nous zappons The Decline!, un de nos groupes préférés de la nouvelle scène Punk Rock , surtout avec l’excellent son provenant de la seconde scène et qui arrive à nos oreilles ..

L’ami Bernard nous a concocté, comme à l’accoutumée, sa super bonne soupe à l’oignon qu’on déguste avec grand plaisir comme chaque année en prenant le temps, des moments d’échange et de partage unique à cette heure tardive (3h) qui laisse présager celle des aurevoirs ..

Merci du fond du cœur à Gaetan à toute la Famille des Feux de l’Été, à Jeanne-Marie, aux Penaud, à Bernard, à Janick , à Samuel, à Yohann, à Natacha, à .. Jean-Mi ☺ , à tou(te)s les ami(e)s croisé(e)s, désolé si j’en oublie ; merci du fond du cœur à tous les bénévoles de ce fest pas comme les autres, vous êtes tous et toutes de puta madre , ne changez rien, vous êtes au top !!!!!
Big up ! Big respect pour les Prouantais qui aspirent au bonheur Rock´n’Roll dans le pré !!!
Si il existait une « Los Locos Town » elle serait assurément jumelée avec St Prouant !
A l’année prochaine Family, Los Locos love you

st prouant

Une réflexion au sujet de « Les Feux de l’Été 2014 (04&05/07/14) »

  1. La ou il ya un bug me concernant c’est les slam justement !

    Et oooh tragédie d’avoir loupé Celkilt, l’un des 2 meilleurs groupes de ce festival (avec Dropkick) !!

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